Quand j’ai aidé ma sœur à choisir son premier vélo électrique l’année dernière, elle m’a posé une question toute simple : « Pourquoi ils parlent tous de vélos pour femme, c’est vraiment différent ? »
Réponse courte : oui, la géométrie compte. Pas pour des raisons de marketing rose et violet, mais parce que le bassin féminin est structurellement différent du bassin masculin. Et que monter sur un vélo tous les matins avec une jupe ou une robe, ça change pas mal de choses dans le choix du cadre.
Cette page détaille tout ce qu’il faut savoir pour choisir un VAE urbain adapté à la morphologie féminine, sans tomber dans les clichés.
Sommaire

Pourquoi la géométrie spécifique femme existe
Le bassin féminin est en moyenne 10 à 15% plus large que le bassin masculin. Conséquence directe : l’écartement des ischions (les os sur lesquels on s’assoit) est différent. Une selle conçue pour un bassin étroit devient vite inconfortable après 20 minutes de trajet.
Deuxième différence : le ratio jambes/buste. En moyenne, les femmes ont un buste proportionnellement plus court que les hommes à taille égale. Sur un vélo classique, ça se traduit par une position trop étirée, source de douleurs au dos et aux épaules.
Troisième point, rarement évoqué : l’angle du bassin en position assise. Le bassin féminin bascule naturellement vers l’avant d’environ 10 à 15 degrés par rapport au bassin masculin. Sur un vélo mal réglé, ça crée des points de pression désagréables et des douleurs au périnée.
Les fabricants qui proposent des géométries « femme » ajustent trois paramètres principaux : la largeur de la selle, la longueur du tube horizontal (reach), et parfois la hauteur du cintre. Ce n’est pas du marketing, ce sont des ajustements biomécaniques qui changent réellement le confort.
Les types de cadres adaptés
Cadre bas (step-through)
C’est le cadre que vous voyez partout dans les rues d’Amsterdam. Tube horizontal quasi inexistant, enjambement à 30-35 cm du sol maximum.
Avantages concrets : vous montez et descendez du vélo sans lever la jambe à hauteur de hanche. Pratique évidente si vous portez une jupe, une robe, ou simplement si vous n’êtes pas très souple. C’est aussi le cadre le plus sécurisant si vous transportez des charges (sacoches lourdes, courses) : en cas de déséquilibre, vous posez le pied au sol instantanément.
Inconvénient : le cadre est structurellement moins rigide qu’un cadre classique. Sur un vélo électrique, le moteur compense largement, donc en usage urbain quotidien, vous ne sentirez aucune différence. Par contre, si vous envisagez de faire du sport intensif ou de la compétition, un cadre classique sera plus performant.
Mon avis : pour un usage urbain quotidien, c’est le meilleur choix. J’ai converti trois amies au vélo électrique avec ce type de cadre, aucune ne reviendrait en arrière.
Cadre col de cygne (wave)
Compromis entre le cadre bas et le cadre classique. Le tube horizontal descend en courbe douce vers le pédalier.
Enjambement plus facile qu’un cadre classique (40-45 cm), mais moins qu’un cadre complètement bas. La rigidité du cadre est meilleure, donc si vous cherchez un peu plus de nervosité ou si vous envisagez des sorties sportives le weekend, c’est une option intéressante.
L’esthétique joue aussi : certaines personnes trouvent le cadre col de cygne plus élégant que le cadre complètement bas. C’est subjectif, mais ça compte dans le plaisir d’utiliser son vélo.
Cadre mixte
Tube horizontal légèrement incliné, enjambement à 50-55 cm. C’est entre le col de cygne et le cadre homme classique.
Honnêtement, pour un usage urbain quotidien, je trouve que ça cumule les inconvénients : moins pratique à enjamber qu’un cadre bas, pas significativement plus performant. À réserver aux personnes qui font vraiment du sport et qui veulent un vélo électrique polyvalent ville/route.
Les critères techniques qui comptent vraiment
La selle
C’est LE point crucial. Une mauvaise selle transforme n’importe quel trajet en calvaire.
Pour une utilisation urbaine quotidienne, privilégiez une selle large (160 à 180 mm) avec un canal central ou une découpe anatomique. Le canal central réduit la pression sur le périnée, ce qui évite les engourdissements et l’inconfort après 30 minutes de trajet.
Les selles « sport » étroites (130-140 mm) sont à éviter absolument pour de l’urbain. Elles sont conçues pour des positions penchées en avant, pas pour la position droite d’un vélo de ville.
Matière : gel ou mousse à mémoire de forme pour le confort, éventuellement avec des ressorts si votre parcours comporte beaucoup de pavés ou routes abîmées. Évitez les selles trop molles qui donnent l’impression de confort en magasin mais qui créent des points de pression après 10 km.
Si la selle d’origine ne vous convient pas, changez-la. Ça coûte 40 à 80€ et ça change complètement l’expérience. J’ai une amie qui a failli abandonner le vélo à cause de sa selle d’origine. Après changement, plus aucun problème.
La position du guidon
Sur un VAE urbain femme, le guidon doit être légèrement plus proche et plus haut que sur un modèle homme de même taille.
Concrètement : vous devez pouvoir rouler avec les mains sur le guidon et le dos droit, sans avoir à vous pencher en avant. Si vous ressentez une tension dans les épaules ou le bas du dos après 20 minutes, le guidon est mal positionné.
La plupart des vélos permettent d’ajuster la hauteur et l’inclinaison du guidon. Prenez 15 minutes avec le vendeur pour trouver le bon réglage. C’est inclus dans le prix du vélo, autant en profiter.
Le poids du vélo
Un VAE urbain femme pèse entre 20 et 26 kg selon les modèles. Ça paraît lourd, mais sur la route, l’assistance électrique compense complètement.
Par contre, le poids devient critique dans deux situations :
Quand vous devez porter le vélo (escaliers, trottoir, chargement dans un train). Si vous habitez au 2e étage sans ascenseur, réfléchissez bien. Un vélo de 24 kg, c’est gérable occasionnellement, mais pas tous les jours. Dans ce cas, privilégiez un modèle sous les 22 kg, quitte à payer un peu plus cher.
Quand vous roulez sans assistance (batterie vide ou en mode éco). Un vélo de 26 kg sans moteur, c’est pénible même sur du plat. Si vous prévoyez régulièrement des trajets longs qui vident la batterie, visez un modèle plus léger.
Mon conseil : essayez de soulever le vélo en magasin. Pas juste le pousser, vraiment le soulever comme si vous deviez monter trois marches. Vous saurez tout de suite si le poids est gérable pour vous au quotidien.
L’autonomie de la batterie
Pour un trajet domicile-travail typique de 8 km aller-retour, une batterie de 400 Wh suffit largement. Vous tiendrez 4 à 5 jours sans recharger en mode éco, 3 jours en mode normal.
Pour 15 km aller-retour, visez minimum 500 Wh. Vous rechargez 2 fois par semaine, c’est confortable.
Au-delà de 20 km quotidiens, partez sur 625 Wh minimum, surtout si votre parcours comporte du dénivelé.
Attention aux autonomies annoncées par les fabricants. Elles sont calculées dans des conditions optimales (mode éco, plat, 20°C, cycliste de 70 kg). En conditions réelles (mode normal, ville avec arrêts fréquents, hiver), divisez par 1,5 à 2.
Un détail important : l’autonomie baisse de 20 à 30% en hiver quand les températures descendent sous 5°C. Si vous comptez utiliser votre vélo toute l’année, prenez une marge.
Les équipements de série
Un VAE urbain digne de ce nom doit être livré avec :
Garde-boue avant et arrière intégraux. Pas des petits garde-boue de sport qui protègent à moitié, des vrais garde-boue qui couvrent toute la roue. Vous roulerez forcément sous la pluie à un moment, autant arriver au travail sans être trempée.
Éclairage avant puissant (minimum 40 lux) et feu arrière, alimentés par la batterie du vélo. Les petits éclairages à piles qu’on oublie de recharger, très peu pour moi. L’éclairage intégré s’allume automatiquement dès que vous démarrez, vous n’y pensez même pas.
Porte-bagages robuste (capacité 25 kg minimum). Même si vous ne comptez pas transporter de charges lourdes, vous serez contente de pouvoir fixer des sacoches pour les courses ou un panier.
Carter de chaîne intégral. Il protège vos vêtements (fini les taches de graisse sur le pantalon) et augmente la durée de vie de la chaîne en la protégeant de la boue et de l’eau.
Béquille stable, idéalement double béquille si le vélo est lourd. Une béquille centrale permet de garer le vélo bien droit même chargé, sans risque qu’il tombe.
Si le vélo que vous visez n’a pas ces équipements de série, comptez 300 à 400€ de plus pour les ajouter. Autant choisir un modèle qui les inclut directement.
Les 7 meilleurs VAE urbains pour femme en 2025
Moustache Lundi 27.3 – 2 799€
Le Lundi 27 est devenu une référence sur les pistes cyclables urbaines. Cadre bas très accessible, moteur Bosch Active Line Plus (50 Nm), batterie 400 Wh.
Points forts : Confort exceptionnel grâce à la fourche suspendue et la selle Royal ergonomique. Équipement complet de série (éclairage LED, garde-boue, porte-bagages). Finition soignée, SAV Moustache réactif. Autonomie réelle 60-70 km en mode normal, largement suffisant pour l’urbain.
Points faibles : Poids de 24,5 kg, un peu lourd si vous devez le porter régulièrement. Batterie 400 Wh limite l’autonomie pour les très longues distances (au-delà de 25 km quotidiens).
Pour qui : Femmes cherchant un vélo fiable pour trajets urbains quotidiens 5-15 km, avec budget confortable. Idéal pour vélotaf et courses.
Gazelle Ultimate C380 HMB – 2 499€
Gazelle est une marque hollandaise qui fait des vélos urbains depuis 130 ans. Ils savent ce qu’ils font.
Géométrie parfaite pour la position droite très confortable. Moteur Bosch Active Line (40 Nm, suffisant pour l’urbain plat). Batterie 400 Wh intégrée au porte-bagages (esthétique, centre de gravité bas).
Points forts : Transmission Enviolo à variation continue (pas de vitesses classiques, réglage progressif). Une fois qu’on y a goûté, difficile de revenir en arrière. Selle Brooks ergonomique d’origine. Éclairage excellent. Ligne épurée, très élégant.
Points faibles : Moteur 40 Nm un peu juste si votre parcours a du relief. Prix élevé pour une batterie 400 Wh. Disponibilité parfois limitée en France.
Pour qui : Usage urbain plat, recherche de confort maximum et d’esthétique soignée. Parfait pour trajets tranquilles 5-12 km.
Kalkhoff Image 5.B Move – 2 299€
Kalkhoff est la marque allemande qui ne fait jamais de fausses notes. Pas de gadgets, juste de la solidité.
Cadre bas Wave, moteur Bosch Active Line Plus (50 Nm), batterie 500 Wh. C’est du classique bien exécuté.
Points forts : Rapport qualité/prix excellent. Batterie 500 Wh pour ce prix, c’est rare. Composants fiables (transmission Shimano 8 vitesses, freins hydrauliques Shimano). Poids contenu (22,5 kg). Large réseau de revendeurs pour le SAV.
Points faibles : Design un peu sage (question de goût). Pas de suspension (fourche rigide), moins confortable sur routes abîmées.
Pour qui : Recherche de fiabilité et bon rapport qualité/prix. Trajets quotidiens moyens à longs (10-20 km). Utilisation 4 saisons.
Riese & Müller Swing City – 4 199€
On monte clairement en gamme. Riese & Müller, c’est le haut de gamme allemand.
Cadre bas avec suspension intégrale (fourche avant + amortisseur arrière), moteur Bosch Performance Line (65 Nm), batterie 625 Wh.
Points forts : Confort absolu sur tous types de routes grâce aux suspensions. Moteur puissant qui avale le dénivelé sans broncher. Autonomie excellente (80-100 km réels). Qualité de fabrication irréprochable. Options nombreuses (double batterie, porte-bagages renforcé). SAV premium.
Points faibles : Prix élevé, clairement. Poids conséquent (26 kg). Surdimensionné si votre usage est purement urbain plat.
Pour qui : Budget confortable, recherche du meilleur. Trajets longs ou vallonnés. Utilisation intensive. Personnes voulant un vélo pour 10 ans minimum.
Decathlon Elops 920 E – 1 699€
Le meilleur rapport qualité/prix du marché pour débuter.
Cadre bas, moteur central Naka E-Power (40 Nm), batterie 418 Wh amovible.
Points forts : Prix très accessible pour du moteur central. Équipement complet d’origine. SAV Decathlon simple (retour en magasin). Fiabilité correcte pour usage modéré. Autonomie suffisante pour trajets urbains courts (40-50 km réels).
Points faibles : Moteur 40 Nm limite les performances en côte. Finitions basiques. Poids 24 kg. Pas fait pour usage intensif quotidien longue durée.
Pour qui : Découverte du VAE urbain, budget serré, trajets courts à moyens (5-10 km). Test avant d’investir dans du haut de gamme.
Cube Town Hybrid Pro 500 – 2 399€
Cube fait des vélos solides sans fioritures inutiles.
Cadre Trapèze (entre bas et mixte), moteur Bosch Active Line Plus (50 Nm), batterie 500 Wh.
Points forts : Polyvalent (confortable en ville, acceptable pour sorties weekend). Équipements de qualité (transmission Shimano 9 vitesses, freins hydrauliques). Bon compromis poids/autonomie (23 kg). Large choix de tailles.
Points faibles : Cadre Trapèze moins pratique qu’un vrai cadre bas pour l’enjambement en jupe. Design un peu sportif (question de goût).
Pour qui : Recherche de polyvalence ville/loisir. Trajets variés. Femmes sportives voulant un VAE dynamique.
Specialized Turbo Como SL 4.0 – 3 299€
Specialized applique son expertise vélo de route au vélo urbain.
Cadre bas Step-Through, moteur Specialized SL 1.1 (35 Nm), batterie 320 Wh intégrée au cadre.
Points forts : Poids remarquable (17,5 kg seulement). Ligne épurée, on dirait presque un vélo classique. Sensation de pédalage très naturelle. Parfait pour les personnes voulant un coup de pouce discret sans avoir l’impression de conduire un scooter.
Points faibles : Moteur 35 Nm vraiment léger, uniquement pour usage plat ou léger relief. Batterie 320 Wh = autonomie limitée (40 km maxi). Prix élevé pour les specs. Cible de niche.
Pour qui : Cyclistes confirmées cherchant un VAE léger et discret pour trajets urbains courts sur plat. Recherche d’esthétique avant performance.
Guide des tailles
Choisir la bonne taille est aussi important que choisir le bon modèle. Un vélo trop grand ou trop petit gâche tout le confort.
La plupart des fabricants proposent des tableaux de correspondance taille/hauteur. Ils sont corrects, mais il y a des nuances.
Mesurez votre entrejambe (du sol au périnée, pieds nus, jambes légèrement écartées). C’est la mesure la plus fiable.
Pour un cadre bas ou col de cygne urbain :
- Entrejambe 72-77 cm → Taille S (cadre 46-48 cm)
- Entrejambe 77-82 cm → Taille M (cadre 50-52 cm)
- Entrejambe 82-87 cm → Taille L (cadre 54-56 cm)
- Entrejambe 87-92 cm → Taille XL (cadre 58-60 cm)
Si vous êtes entre deux tailles, privilégiez la taille en dessous pour un usage urbain. Vous gagnerez en maniabilité et en facilité pour poser le pied au sol aux feux rouges.
Exception : si vous êtes grande avec un buste court, prenez plutôt la taille au-dessus pour éviter d’être trop tassée sur le vélo.
L’idéal reste d’essayer les deux tailles. La plupart des magasins ont au moins deux tailles en stock.
Les accessoires indispensables
Un VAE urbain femme ne s’arrête pas au vélo lui-même.
Antivol en U de qualité (80 à 150€). Un vélo électrique à 2 500€ attire les voleurs. Investissez dans un Abus Granit ou Kryptonite New York. Ça pèse 1,5 kg, c’est encombrant, mais c’est le prix de la tranquillité. Les antivols câbles ne servent à rien face à une pince coupante.
Sacoche ou panier avant. Pour le sac à main, l’ordinateur portable, les courses légères. Les sacoches Basil ou Ortlieb sont parfaitement étanches et s’attachent/détachent en 2 secondes. Budget 40 à 80€.
Casque urbain. Je sais, tout le monde n’en porte pas. Mais statistiquement, ça réduit drastiquement la gravité des chocs en cas de chute. Privilégiez un casque aéré, léger (300g maxi), avec visière pour protéger du soleil. Budget 60 à 100€. Les marques Thousand, Nutcase ou Bern font des modèles jolis qui ne font pas « casque de chantier ».
Cape de pluie (30 à 80€). Beaucoup plus pratique qu’un parapluie à vélo. Une bonne cape couvre jusqu’au guidon et se replie dans une petite pochette. Marques recommandées : People of Shelter, Décathlon (bon rapport qualité/prix).
Gants (15 à 40€). En hiver, c’est indispensable. Même à 5°C, les mains gelées au bout de 10 minutes, c’est désagréable. Privilégiez des gants fins mais isolants, compatibles écran tactile pour ne pas devoir les retirer pour déverrouiller votre téléphone.
Les aides financières spécifiques
En 2025, plusieurs aides peuvent réduire significativement le prix de votre VAE.
Bonus écologique national : jusqu’à 400€ selon votre revenu fiscal de référence. Conditions : RFR par part inférieur à 15 400€, vélo neuf, achat chez un professionnel.
Aides locales : Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux… de nombreuses villes proposent des primes cumulables avec le bonus national. Montants de 100 à 600€ selon les villes.
Prime conversion : si vous mettez une vieille voiture à la casse pour acheter un VAE, aide supplémentaire de 1 500€.
Total possible : jusqu’à 1 600€ d’aides sur un VAE à 2 500€.
Toutes les démarches et montants détaillés sont sur notre page dédiée au financement.
VAE femme vs VAE mixte : faut-il vraiment un modèle spécifique ?
Question légitime : est-ce que les vélos « femme » sont vraiment nécessaires ou c’est juste du marketing ?
Réponse nuancée : ça dépend de votre morphologie et de votre usage.
Si vous avez une morphologie dans la moyenne (taille 1,60 à 1,75 m, proportions standards), un VAE avec géométrie femme sera effectivement plus confortable. La différence se sent vraiment après 30 minutes de trajet.
Si vous êtes très grande (1,80 m+) ou avec des proportions atypiques, certains modèles « unisexes » bien réglés peuvent parfaitement convenir. L’important est le réglage précis de la hauteur de selle et de la distance selle-guidon.
Si vous portez régulièrement des jupes ou robes, le cadre bas n’est pas une question de marketing, c’est une question pratique évidente.
Ma recommandation : essayez les deux (modèle femme et unisexe de taille équivalente) sur au moins 15-20 minutes. Vous sentirez immédiatement lequel vous convient le mieux. Faites confiance à vos sensations plus qu’aux arguments marketing.
Entretien spécifique
Un VAE urbain femme ne demande pas d’entretien différent d’un modèle homme. Les mêmes règles s’appliquent.
Vérification mensuelle : pression des pneus, état des freins, tension de la chaîne.
Nettoyage après trajet sous la pluie : rincer le cadre et la transmission, sécher, lubrifier la chaîne.
Révision annuelle chez un professionnel : 100 à 150€. Contrôle complet, réglages, changement pièces d’usure si nécessaire.
Un point d’attention spécifique si vous roulez en jupe ou robe : vérifiez régulièrement que le carter de chaîne est bien fixé et qu’il n’y a pas de jeu. Un carter mal fixé peut laisser passer du tissu et créer un accident.
A retenir
Un bon VAE urbain femme, c’est celui que vous utiliserez vraiment tous les jours. Celui sur lequel vous monterez spontanément pour aller acheter du pain, faire 500 mètres ou 15 km, par beau temps ou sous la pluie.
Pour trouver ce vélo, deux critères dominent tous les autres : le confort (vous devez être bien installée dès les premières minutes) et la praticité (enjambement facile, équipements complets).
Le reste (poids, autonomie, prix, marque) est important, mais secondaire par rapport à ces deux points fondamentaux.
Essayez plusieurs modèles. Prenez votre temps. N’hésitez pas à demander au vendeur d’ajuster la hauteur de selle et du guidon pour trouver la position parfaite. C’est inclus dans le service, autant en profiter.
Et une fois que vous aurez trouvé le bon vélo, vous vous demanderez comment vous avez pu vous en passer jusque-là.
